Lorsque je n'obéis pas, lorsque je me rebelle de trop et parfois lorsque je dis n'importe quoi; je suis punie!
Si on consulte Wikipédia sur la question, je trouve la définition un peu violente mais l'idée est bien là, infliger un traitement dans le but de dissuader de recommencer ou de continuer dans un comportement.
Il est évident pour moi qu'il y a plusieurs fonctions à la punition et je pense que punir par simple plaisir ne devrait pas être dit sous ce terme ou du moins en sous-entendant qu'il s'agit d'un jeu et non d'une punition véritable; à force de punitions un sujet peut devenir rétif voire rebelle à toute autorité.
La punition a un coté contraignant, elle peut être un châtiment corporel, une privation de tout ou partie des droits et privilèges de la soumise.
Libre au Maître et à son imagination de voir quels moyens permettront d'éduquer de la façon la plus appropriée celle qui est sienne, de quelle manière elle cessera un agissement jugé inapproprié pour lui ou n'oubliera pas une leçon.
Cela suggère une connaissance tout du moins sommaire de la personne que l'on souhaite punir afin de ne pas la blesser moralement et de façon irrémédiable.
C'est punir pour élever, pas punir pour mettre KO.
Il s'agit de sanctionner une faute, un écart de conduite mais aussi de rappeler au bon souvenir de la soumise ce à quoi elle s'est engagée, que ce soit un règlement particulier ou simplement sa position, ses droits, ses devoirs, ses limites.
Il paraît qu'un Maître ne doit jamais punir sous la colère.
Je le comprends, après tout la punition pourrait s'avérer injuste ou injustifiée.
Certains inscrivent les punitions dans un carnet, elles ne sont pas administrées sur le moment mais la soumise doit signaler ses fautes à l'aide de ce carnet et demander ou suggérer sa punition.
La première fois, je ne m'en souviens vaguement, ma punition devait sûrement consister à dire quelques mots, à présenter des excuses.
Ma première véritable punition, j'ai bien compris la leçon!
Lorsque l'on mord la main tendue, normal qu'elle se retire...
M a été indulgent par la suite car, au départ, je devais après m'être faite rabrouer, rester 4 jours sans rien de lui, si ce n'est son absence.
Des choses importantes se passant pour moi, la punition a été levée au bout de 2 jours complets et complètement horribles, ce fût un soulagement!
J'ai énormément pleuré car c'était comme s'il n'existait plus.
Il ne restait que moi et ma faute, seule et errante, comme une réminiscence du passé.
M ne punit pas à tous vas, il est juste.
Est-il sévère?
Je trouve parfois, du moins, il a l'œil à tout!
Vigilant serait peut-être le mot.
Il prend le temps de m'expliquer calmement ce qui ne va pas dans ce que je peux dire ou faire et si je persiste il n'y a pas toujours de punition en tant que telle.
Ma punition réside parfois dans le fait de me rendre compte de ce que j'ai fait, de constater qu'M est toujours là pour moi, les bras toujours accueillants, quoique j'ai fait et que j'ai juste à demander pardon.
Mais en flagrant délit, la sanction tombe immédiatement!
Je n'ai pas de carnet de punitions.
Je n'aimerai pas être punie 3 jours après pour quelque chose que j'aurai déjà oublié!
Peut-être que ce sera différent plus tard?
Du coté soumis, je trouve qu'il est facile de demander pardon à son Maître, je n'ai jamais eu de difficultés à le faire.
Chercher l'absolution c'est dans l'optique de retrouver son Maître dans toute sa douceur puisque dans mon cas, désobéir c'est perdre cet aspect tendre chez M, un peu comme perdre une partie de son affection même s'il n'en n'est rien, c'est la sensation que j'ai.
Alors dans une quête désespérée d'amour, il est facile je trouve de se prosterner, de supplier!
La honte n'est pas de mise, pour moi elle est inexistante dans ce cadre.
Je ne saurai donc en parler mais je crois que c'est une affaire de confiance.
Après cela j'ai toujours le droit de m'exprimer, la punition étant immédiate, le mauvais moment passé tombe dans l'oubli pour qu'il ne reste que la constatation: je dois montrer que j'ai compris pourquoi j'ai été punie, pourquoi je ne dois pas recommencer, ce qui arrivera si c'est le cas à nouveau.
J'ai le droit d'expliquer mes dires ou mon comportement, de dire tout ce que j'ai sur le cœur mais cette fois sans agressivité ou animosité, comme si nous étions hors contexte.
Action, punition, pardon.
N'est-il pas enviable en cas d'erreur de subir une punition qui sanctionnera tout comportement inapproprié ou fait inadapté aux yeux de son Maître?
Sachant qu'une fois la faute expiée, tout est pardonné, il n'y a pas de reproches incessants qui reviennent et sont ressassés.
Il me semble que c'est de cette manière que l'on progresse, se souvenir de la punition à la place de l'erreur sans pour autant l'oublier afin de ne pas réitérer.
La douleur et/ou l'humiliation sont aussi là pour ça!
Mais surtout pouvoir les garder derrière soi et continuer à avancer sans trébucher constamment dessus.









